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Réflexes archaïques : un impact méconnu dans l'autisme et les TND

  • 30 mai 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 sept. 2025

Petite fille blonde portant un tee shirt blanc et un legging noir qui regarde face à elle et qui se soutient la tête avec les deux mains sous le menton pendant que ses jambes sont sur le canapé.
Photo de Freepik

Votre enfant neuroatypique a du mal à se concentrer, à coordonner ses gestes, ou réagit fortement aux bruits et à la lumière ? Vous pensez peut-être que tout est lié uniquement à son autisme, à un TDAH ou à un autre TND. Pourtant, certaines de ces difficultés pourraient aussi être liées à des réflexes archaïques (aussi appelés réflexes primitifs) qui ne se sont pas totalement intégrés.


Ces mouvements automatiques, présents dès la naissance, sont essentiels au développement du système nerveux. Lorsqu’ils persistent au-delà de la petite enfance, ils peuvent influencer la motricité, la posture, la régulation sensorielle et même les apprentissages.


Dans cet article, vous allez découvrir :

  • ce que sont les réflexes archaïques,

  • pourquoi leur intégration est importante,

  • les principaux réflexes concernés et leurs manifestations,

  • comment soutenir cette intégration en douceur.


Pourquoi les réflexes archaïques sont importants dans l'autisme et les TND ?

Les réflexes archaïques sont des réactions automatiques, déclenchées par des stimuli spécifiques, que l’on observe chez tous les nouveau-nés. Ils facilitent les premières fonctions vitales et préparent le corps à acquérir des mouvements volontaires.


Normalement, ces réflexes s’intègrent progressivement à mesure que le cerveau se développe, laissant place à un contrôle moteur plus précis. Mais chez certains enfants, notamment ceux ayant un Trouble du spectre de l'autisme, un TDAH ou un autre TND, certains réflexes restent actifs.


Cette persistance peut être liée à plusieurs facteurs :

  • un développement neurologique atypique,

  • un manque d’expériences motrices précoces,

  • un stress important autour de la naissance ou dans les premiers mois,

  • des particularités sensorielles qui limitent certains mouvements ou postures.


Lorsqu’ils persistent, ces réflexes peuvent avoir un impact direct sur la coordination, l’attention, la posture et même certains comportements associés au profil neurodéveloppemental de l’enfant.


Les réflexes archaïques les plus souvent concernés

Chaque réflexe archaïque a une fonction précise au départ. Mais s’il reste actif trop longtemps, il peut générer des difficultés spécifiques.


Voici les principaux :

Réflexe asymétrique du cou tonique

Déclenché quand l’enfant tourne la tête : bras et jambe du même côté s’étendent, ceux de l’autre côté se replient.Signes possibles : difficulté à traverser la ligne médiane, changement de main fréquent, lenteur ou maladresse en écriture.


Réflexe tonique labyrinthique

Influence la posture selon la position de la tête.Signes possibles : position assise en “W”, faiblesse musculaire du tronc, équilibre instable, agitation.


Réflexe de Moro

Réflexe de sursaut déclenché par un bruit ou un mouvement soudain.Signes possibles : réactions exagérées aux stimuli sensoriels, gêne avec certaines textures ou vêtements, sensibilité accrue à la lumière.


Réflexe galant spinal

Provoqué par un contact sur le bas du dos.Signes possibles : inconfort avec les vêtements serrés, énurésie persistante après 5 ans.


Réflexe de paralysie de la peur

Déclenche une immobilisation soudaine face à un stress.Signes possibles : réaction de “gel”, anxiété élevée, phobies.


Réflexe tonique symétrique du cou

Relie mouvements de la tête à ceux des bras et jambes.Signes possibles : enroulement des jambes autour de la chaise, s’affaisser ou poser la tête sur le bureau en écrivant.


Comment soutenir l’intégration des réflexes archaïques

Lorsqu’un réflexe archaïque persiste, il est possible d’accompagner son intégration en douceur, toujours en tenant compte du profil global de l’enfant.


  • Faire un dépistage auprès d’un ergothérapeute ou d’un professionnel formé aux réflexes archaïques.

  • Pratiquer des exercices adaptés : des mouvements rythmés et répétitifs qui stimulent le système nerveux.

  • Renforcer la régulation sensorielle : proposer des pressions profondes, des pauses motrices, des activités adaptées.

  • Utiliser des supports visuels pour accompagner transitions et routines.

  • Structurer l’environnement afin de réduire les imprévus et soutenir l’attention.


Erreurs fréquentes à éviter

Chercher à “corriger” l’enfant sans prendre en compte son profil global est une erreur courante. Commencer des exercices sans évaluation professionnelle, ou forcer la pratique sans respecter les capacités de l’enfant, peut également limiter les bénéfices et créer de la frustration.




Les réflexes archaïques sont une base essentielle du développement moteur et neurologique. Lorsqu’ils persistent, ils peuvent influencer la coordination, la posture, l’attention et la régulation émotionnelle, avec un impact particulier chez les enfants autistes, TDAH ou ayant d’autres TND.


Pour en savoir plus sur les réflexes archaïques et leur intégration, vous pouvez consulter :

 
 
 

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